training autogène de schultz

Le training autogène de Shultz (TAS pour les intimes), recette de grand mère pour s’endormir

Même si la publicité nous vante tous les jours des remèdes miracles et sans danger pour s’endormir en 3 secondes, la réalité est ailleurs. Avec la chaleur de cette canicule, pour peu que la maison ne soit pas climatisée, l’endormissement relève du parcours du combattant. Vainqueur annoncé : l’insomnie ! Heureusement, la sophrologie nous propose une méthode, pas miraculeuse mais efficace pour enfin retrouver le sommeil et lâcher son tube d’anti cernes : le training autogene de Shultz

Le quoi ?

Heureusement pour nous, le training autogène de Shultz (TAS pour les intimes) a un nom plus complexe à prononcer qu’à mettre en œuvre. Il s’agit tout simplement d’une méthode d’auto hypnose. La plus efficace sans doute ! Son seul inconvénient ? Il faut apprendre un petit texte par cœur… Rien d’insurmontable

Schultz était un psychiatre allemand du 19eme siècle. Féru d’hypnose, et d’autres méthodes d’auto suggestion, il met au point son fameux training autogène vers le milieu de sa vie. Notable et mondain, il déjeunait avec Sigmund (Freud) et Alfonso (Caycédo, l’inventeur de la sophrologie).

Le texte

L’idée de ce texte est la répétition et la segmentation du corps, à apprendre par cœur, et à prononcer avec lenteur, on n’est pas dans un SLAM.

Je suis calme parfaitement calme

Mon bras droit est lourd très lourd

Mon bras gauche est lourd de plus en plus lourd

Mes deux bras sont très lourds, agréablement lourds

Et cette lourdeur se transmet à mes jambes (partie censurée par l’équipe du Canapé C’est La vie, on donne déjà en journée, question jambes lourde, merci bien)

Ensuite, à réserver pour l’hiver ou les maisons climatisées :

Ma main droite est chaude, très chaude

Ma main gauche est chaude, très chaude

*

Mon cœur bat régulier et calme

Ma respiration est calme

Mon plexus solaire est détendu

Mon front reste frais

Je suis calme

Comment pratiquer ?

Le TAS se pratique allongé ou assis, mais jamais debout (ni au volant de la voiture). La recette n’est pas miraculeuse, mais d’expérience, une pratique régulière est vraiment vraiment payante. Tout se joue dans la régularité et aussi la lenteur des mots. Vous pouvez les étirer : mon bras est louuuuurd – marquer un temps de pause, le temps de ressentir la lourdeur en question) très louuuuurd…. etc.

Après quelques semaines, vous serez incapable d’arriver au bout, pour cause d’endormissement !

Une autre astuce consiste à s’enregistrer pour pouvoir s’organiser des petites siestes par ci par là.