Comment savoir dire non sans culpabiliser

Savoir Dire Non Sans Culpabiliser, C’Est Bon Pour La Santé

  • Tu peux me dépanner de 200 euros ?
  • Ça te dit de t’occuper de mon dogue allemand, je pars en congés ?
  • STP, tu peux traiter ce dossier à ma place ?

Oui. Oui.Oui. La réponse officielle est oui. Toujours oui. Mais dans la tête, c’est non, non et NON. Et parfois, moins poli.  « tu me dois déjà deux cent balles », « ton chien a massacré mon tapis Kilim donc non merci », « Tu oses encore me refiler un autre dossier ? LOL tu veux pas mon salaire aussi ?! »

A bien y regarder, dans cette cette petite scène du quotidien, il y a pourtant pas mal de scénarios possibles :

  • Accepter d’aller à l’encontre de ses désirs quitte à accumuler du ressentiment. (Et tant pis pour le kilim).
  • Refuser de rendre ce service. Culpabiliser une semaine entière ensuite « est ce que j’ai été ingrate ? », « est-ce que j’aurais dû accepter ? ». Finir par accepter.
  • Décliner la proposition avec élégance en pointant son propre planning, et ses propres limites. Savoir dire non sans culpabiliser. 

Le secret  pour apprendre à dire non sans provoquer de conflit ni culpabiliser, c’est l’accord parfait entre ses pensées et ses actes.

Si vous estimez que la demande est hors cadre, parce que c’est trop contraignant, parce que c’est manifestement de l’abus, ou simplement parce qu’elle ne rentre pas dans votre planning, le non doit s’imposer.

Pas encore convaincue ?

Voici la liste non exhaustive des immenses pouvoirs bienfaiteurs du savoir dire non :

1- Le non renforce la confiance en soi

Droite dans ses bottes, comme la barre sur le T ou les points sur les I, vous assumez vos positions. En osant dire non, vous revendiquez votre bien être. Vous privilégiez vos envies, vos loisirs. Vous posez vos limites selon vos propres critères.

Personne ne peut vous en vouloir. Puisque tout le monde (ou presque) fait pareil.

2- L’égoïsme, cette qualité sous estimée pour savoir dire non sans culpabiliser

Savoir dire non sans culpabiliser : Ben

Dans l’imaginaire collectif, l’égoïsme, c’est mal. Il n’y a pas pire défaut.

Une croyance populaire difficile à comprendre.

Être égoïste, c’est prioriser son soi, son bien-être, son foyer. Cette immense qualité n’empêche ni la bienveillance, ni l’amitié. Au contraire ! Elle clarifie sa relation aux autres. Quand vous aiderez un ami à déménager vous serez ravie de le faire, et cela se ressentira.

 

3- Valoriser son temps, et le faire respecter

Savoir dire non sans culpabiliser : bullet journal

Via Journaling.Com

Apprendre à dire non, c’est créer volontairement la rareté de son oui. Effet immédiat ? notre oui devient un objet précieux, une valeur tangible et recherchée. Les mercis deviennent tout à coup plus chaleureux.

A nous les boites de chocolat, les invitations au restaurant, les bouquets de fleurs.

Et pourquoi pas démarrer un bullet journal  histoire de tester ce système d’organisation qui fait fureur ? Un peu de temps pour les autres, un peu de temps pour soi…

 

 

4- Dire non à quelqu’un, c’est lui faire du bien

N’importe quel psychologue vous le dira. La gestion de la frustration permet de se construire, de développer sa maturité. Ainsi, votre refus de rendre le trentième service du mois serait comme un cadeau fait à l’autre pour accélérer son développement personnel. Un acte d’amour, presque.

Les bénéfices du non sur le bien-être sont très positifs. 

***Quelques pistes pour réussir son premier NON***

1- Prévoir de faire court, sans se justifier, c’est aussi la clé pour savoir dire non sans culpabiliser

Savoir dire non sans culpabiliser : petite fille

Plus la réponse est motivée, plus vous écornez votre aplomb.

Un simple « désolé, j’espère que tu ne m’en voudras pas, mais c’est impossible pour moi » suffit.

Sauf exceptions, vous n’avez pas de compte à rendre sur votre emploi du temps ou vos priorités du week-end. Et tant pis si votre planning chargé implique un canapé et les beaux yeux du Dr Mamour. Une saison à rattraper, c’est important.

 

2- Ne pas inventer d’excuses moisies, personne n’est dupe !

Nous l’avons vu, dire non c’est aussi prôner la symétrie entre ses pensées et sa relation aux autres. Cela serait dommage de tout démolir avec des excuses qui ne tromperont personne : « je peux pas j’ai aqua poney ». Là encore, si votre refus est en accord avec votre pensée pour des tas de bonnes raisons, pourquoi mentir ?

3- Toujours rester chic

Le premier non ne sera certainement pas parfait. Mais il permettra d’ajuster le tir, pour la prochaine occasion qui ne manquera pas de se présenter.

Rester chic, c’est en effet la clé d’un « non » de compétition à faire rentrer dans les annales du politiquement correct.

Pour savoir dire non sans culpabiliser, voici quelques exemples à faire/ne pas faire :

Ne pas dire « ça fait trente fois que tu me demandes de gérer tes dossiers, tu veux pas mon salaire aussi ? » mais plutôt « Je crois que j’ai fait suffisamment d’heures supplémentaires cette semaine pour gérer ce dossier. Tu devrais en parler au chef si tu te sens débordé(e) »

Pour le dogue allemand dévoreur de tapis antique, proposer un refus tout en légèreté : « Oh je suis désolée je ne peux pas garder Tyson je ne me vois pas en prendre la responsabilité. Mais si tu veux je peux te trouver des adresses de professionnels. » et surtout pas «  Comment tu te débrouilles pour claquer 5000 balles dans des vacances et pas mettre ton chien en pension ? Moi pour mes vacances je vais au camping en Correze, je fais garder mon lapin»

Alors, on commence quand ?

 

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