marie galante

Marie Galante, mon amour

Une fois encore, l’équipe du Canapé C’est La Vie s’est sacrifiée pour ses lectrices. Nous recevions énormément de mails afin d’obtenir des idées de vacances au plus proche de la nature, et Marie Galante est apparue comme une excellente idée. Nous tenons à préciser (et de nos jours c’est important) que nous n’avons pas bénéficié de repas gratuits pour noter un restaurant, de nuitée gratuite pour bien noter une chambre d’hôtel. Toutes nos adresses sont absolument 100% sans liens commerciaux !

La traversée

Autant le préciser tout de suite, la traversée n’est pas une partie de plaisir. Au début, en quittant le port de Pointe à Pitre, la mer était calme et turquoise, de quoi donner envie de se lover dans les ponts supérieurs du bateau pour admirer la vue sur la baie. Très vite, les creux se sont fait sentir, et il a fallu fermer les vitres de la compagnie, s’accrocher à son siège, et enfourner la boite de Cocculine Les toilettes étant exceptionnellement fermées pendant cette traversée, nous avons jugé plus sage de respirer une fois sur deux, de mettre la musique à fond pour faire vibrer nos écouteurs, et de s’imaginer sur la terre ferme.

Astuce numéro 1 : prévoir de la Cocculine

L’arrivée à Grand Bourg, Marie Galante

Le petit port est bien sympathique. Toute de suite, nous repérons l’immense tag célèbre sur Instagram avec le hashtag #mariegalante. Quelques influenceurs font patiemment la queue pour prendre une photo. Nous avons préféré opter pour notre tout premier punch marie galantais, et sentir l’ambiance en terrasse.

L’ambiance est calme.

Très calme.

Et c’est tout le charme de Marie Galante.

Tout va doucement, cela se sent dès les premieres secondes sur l’île.

Louer une voiture : indispensable mais demande de la préparation

Attention, piège à touristes ! En arrivant sur le port, près du parking, vous trouverez des algeco, avec des pancartes plus ou moins défraichies : les loueurs de voiture ! Les voitures sont quasiment neuves, avec un kilomètrage incroyablement faible. Il faut dire qu’avec une superficie de 160 km2 le tour de l’île est vite fait. Certains loueurs ressemblaient plus à des camelots qu’à des professionnels “t’inquiète pas, y a pas d’assurance vol, il faudra que tu paies la voiture en totalité si ca arrive, mais ici c’est Marie Galante, ça n’arrive pas !”

Astuce numéro 2 : nous vous conseillons donc de

  • Louer une voiture
  • Choisir un loueur professionnel, en ayant discuté en amont avec eux
  • Ne pas lâcher la voiture d’une semelle si l’assurance vol n’existe pas chez ce loueur (et qu’il n’y a plus de voitures disponibles sur l’île)

Les distilleries

La quantité de distilleries n’est pas proportionnelle à la taille de l’île. Il faut dire que MG a un historique fort dans la fabrication du rhum. Chaque année, des centaines de milliers de litres de rhum sont fabriqués sur cette ile paradisiaque.

Astuces pour le rhum :

  • Acheter un maximum de rhum blanc du Père Labat. Les tarifs sont bien plus abordables qu’en métropole.
  • Emballer les bouteilles dans une bouteille en plastique, et entourer le tout de scotch pour éviter l’éclatement en valise, et la déception au retour

Les sargasses

Nous avons voyagé en très haute saison, de fin janvier à mi février. Et malheureusement, toutes les plages encensées dans les guides étaient envahies de sargasses. Impossible de se baigner, l’eau était marron… Et l’odeur !!

Les plages de Marie Galante

Mais les sargasses n’ont pas réussi à dénaturer la beauté, l’immense beauté des lieux. Grâce à notre voiture non garantie contre le vol, nous avons pu trouver une plage fantastique, du côté de Saint Louis. Des kilomètres de sable, de l’eau turquoise, et un ou deux touristes à l’horizon maximum. Un bonheur fou, un luxe de solitude.

Manger

Nos finances nous ont autorisés à aller une fois au restaurant. Rien de transcendant. Finalement, tout le charme de Marie Galante consiste à aller au Carrefour Contact de Grand Bourg pour y découvrir un cassoulet à la créole, faire ses courses avec les locaux (et quelques touristes au budget serré) sur le marché. Nous ne reviendrons pas sur la dégustation de la spécialité locale à base de tripes, le bébélé. Spécial.

Astuce : ne pas quitter Marie Galante tant que vous n’avez pas dégusté un assortiment de gateaux de la plus authentique boulangerie jamais croisée sur terre : la Galantaise. Ici, on attend son tour en écoutant les potins du village (pourquoi une telle ne va plus à l’église, pourquoi un autre n’a pris qu’un aller simple pour la Guadeloupe, etc…). On choisit un gâteau, une taille de café, et on s’attable en terrasse (petite terrasse) en admirant la citation du jour écrite à la main sur un tableau posé au milieu de la rue ou presque. C’est dans cette boulangerie que nous avons capté le plus l’ambiance si apaisante de Marie Galante. Dans cette boulangerie aussi que nous avons laissé un petit bout de notre cœur….

Vivre

L’île de Marie Galante est très engagée dans la préservation de son environnement. Quelques heures suffisent à comprendre pourquoi ! La beauté des lieux est irréelle, la connexion à la nature, totale. Notre hôtesse nous a fait connaître un peu de pharmacopée locale, d’où le Doliprane et l’Efferalgan sont issus. Marie Galante, tout comme l’Aveyron, détient ses champions de la préservation, ses José Bauvais locaux, prêts à fourbir leurs armes contre toute tentative d’implantation de super complexe hotelier. La démarche est louable, symbole de l’amour que les marie-galantais portent à leur terre… Revers de la médaille, peu de touristes restent plus d’une journée, peinant à faire vivre les petits commerces.