coloration naturelle avis

Coloration végétale Khadi: retour sur un année (mouvementée) d’expériences

La coloration naturelle est sans aucun doute l’avenir pour les cheveux. Mais est-elle pour autant la coloration stylée de l’avenir ? Après un an d’utilisation, j’ai pu me faire une idée

 

La coloration Khadi et la sous teinte de vos cheveux

Je suis brune, disons châtain foncé. Au fil de mes utilisations mensuelles de Khadi “noisette”, j’ai pu me rendre compte, d’abord au soleil puis franchement à l’ombre, que je donnais dans le cuivré. Cela est apparu six à huit mois après mes débuts dans la coloration végétale. Un cuivré pas sexy, plutôt dans le orange, un peu plus clair vers le milieu des longueurs. La  coiffeuse que j’ai consulté sur cette étrangeté m’a appris le concept de la sous teinte. Pour remédier à cela, j’ai ajouté plus de matière, sans résultat qui tienne plus de trois-quatre jours, ou un shampoing. Les cheveux blancs étaient orange.  J’ai fini par me teinter les cheveux tous les quinze jours. Tous les quinze jours, oui. A raison d’une pause aux saveurs d’épinard de 2 heures minimum.

 

Côte positif: des cheveux plus épais (mais aussi plus secs)

Du volume, du volume, du volume. Sur ce point, je n’ai absolument rien à reprocher à Khadi. Mes cheveux étaient plus épais. Mon chignon flou prenait quasiment toute la tête, et sans passer par la case crêpage. J’avais plaisir à les toucher aussi revigorés. Mais…  Ils étaient aussi surtout secs. TRÈS secs. Après la pause de 2 heure de coloration tous les quinze jours, je réitérais tous les quinze jours en dormant la nuit entière mes cheveux épais pris dans une masse gluante de beurre de karité. Ensuite il fallait rincer. Qui a déjà rincé du beurre de karité ?  Tu oublies ton petit déjeuner zen et ta séance de méditation, tu rinces, tu rinces, et ensuite tu rinces.Après tu cours, tu cours après ton retard.

 

Retour aux colorations chimiques 

Je n’apprécie pas vraiment les séances chez les coiffeurs. L’idée de me retrouver en face à face avec moi-même pendant deux heures, et pardon mais l’éclairage pourrait être plus flatteur… ne m’emballe pas. Ni la conversation surjouée avec la coiffeuse, surtout au moment du sèche cheveux qui t’oblige à hurler et à tendre l’oreille ( brûlante) pour tenter de comprendre si elle parle de la météo ou de produits capillaires (en vente justement sur l’étagère à côté). Je crois que le pire c’est le moment tant redouté du “je vous fais un soin?”. Combien, le soin ? est la question que je n’ai jamais réussi à poser, et ça m’a coûté cher.

Bref, les coiffeurs très peu pour moi. J’ai tenté les magasins pour les pros. Bu les conseils avisés de la dame, et suis repartie avec des tonnes de flacons, SANS AMMONIAQUE la coloration, donc super;

Mes reflets cuivrés étaient toujours là.

J’ai cédé et poussé la porte d’une professionnelle.

Je n’ai rien à dire sur sa prestation. Elle a passé beaucoup de temps à critiquer les colorations végétales, et du coup mon choix. Elle a appliqué environ deux kilos de coloration AVEC ammoniaque sur mes cheveux (mais une nouvelle formule qui n’agresse pas le cheveu), et je n’avais plus de reflets cuivrés

Par contre, j’ai les cheveux noir corbeau 🙂