stress nous change

Comment le Stress Nous Change (et pas qu’en bien)

Tous les jours ou presque, on vit avec. Il suffit d’allumer sa télé, de lire un journal ou juste ses propres SMS pour avoir sa dose. Il est partout, comme si tout le monde le criait : STRESS STRESS STRESS

Au fait, concrètement, ça marche comment le stress ? 

Stress phase 1

Crédits : April

Le stress est une réaction physique intense et brève, faite pour préparer le corps à une situation perçue comme dangereuse. Deux options sont alors disponibles pour faire face à la menace imminente : la fuite ou l’affrontement.

Sans lui, point de blog, d’internet, plus de vie humaine sur terre. Nos ancêtres seraient tous morts de faim ou se seraient fait piétiner par des mammouths. Le stress est donc le sauveur de l’humanité. Oui, oui.

Son petit secret  pour être aussi efficace ? 

Modifier tout le corps, de la tête aux pieds. Aucune exception n’est tolérée. Dès que le cerveau reptilien sonne l’alarme, il ordonne une décharge d’adrénaline, et c’est le top départ du tsunami : 

La respiration s’accélère, comme les battements de cœur. La pression sanguine augmente. Les muscles reçoivent plus d’oxygène pour se préparer à l’effort de fuite ou d’affrontement. Dès que les surrénales ont obéi au cerveau reptilien en fournissant une dose d’adrénaline, le foie se met à produire davantage de glucose pour énergiser tout le corps. Les pupilles se dilatent, tout comme les alvéoles pulmonaires. La thyroïde est suractivée, la peau est plus froide.

 

La préhistoire, c’est fini, non ? Mon corps n’est pas au courant ?

Le cerveau reptilien n’évolue pas en phase avec son temps. Le 21ème siècle, c’est le cadet de ses soucis. Son boulot, c’est la survie de son hôte. Point barre.  Il est un peu has been, notre cerveau reptilien. Pour lui, il est encore tout à fait possible de tomber nez à nez avec un tigre aux dents de sabre, qui viendrait nous déranger pendant la cueillette nécessaire à la tribu. Il ne dose pas son impulsion. 

Sa réaction instinctive ne différera pas qu’il s’agisse de la rencontre physique avec un grizzli ou d’un embouteillage qui nous met en retard. 

Ca a sauvé l’humanité, super… Merci ! Et moi ?

Aussitôt le le danger est passé, le corps devrait normalement revenir à son état initial: l’homéostasie, autrement dit le parfait équilibre entre les systèmes sympathique et parasympathique. 

Comme son nom ne l’indique pas, le système sympathique c’est un peu le Power Rangers de notre corps. Son crédo : ‘action. Le système parasympathique lui préfère le calme et l’harmonie, un bon bouquin et un chocolat chaud.

Bien qu’on n’ait pas de témoignages directs, nous pouvons supposer que nos ancêtres passaient d’un état de stress aigu au calme dès que le danger était durablement éloigné. Tout bénef pour eux. 

Pour nous, c’est différent. 

Aujourd’hui, l’homéostasie, c’est pareil que le tigre aux dents de sabre : un lointain souvenir. L’accumulation de stress est le mal du siècle. Et c’était déjà le mal du siècle dernier.  Le corps s’épuise à préparer un danger imminent H24, et sept jours sur sept. Le cortisol, l’autre hormone du stress y est produite presque tout le temps, puisant dans les ressources comme si elles étaient inépuisables. 

La phase d’épuisement se ressent alors au niveau physique et mental. A changer une femme. 

Ce que l’excès de stress fait à l’intérieur se voit à l’extérieur

Le trop plein de stress modifie la silhouette

Sugar impulse

Crédits: Giphy

Oui, un stress continu fait de petites contrariétés au quotidien, peut faire grossir sur le long terme. Le cortisol, produit tout au long de la journée, voire de l’année,  provoque des envies irrésistibles de nourriture réconfort, du sucré, du gras. On n’a encore jamais vu un cortisol donner envie de laitue. 

Le corps n’est pas à une contradiction près. En cas de phase aiguë et intense de stress, au contraire, une perte d’appétit et de poids rapide se déclenche. Niveau port altier, on repassera. Le stress courbe le dos, tasse les épaules, fait plier son homme. 

Côté beauté, rien de bon sous le soleil

Tout le monde sait que le stress empêche de dormir. Lors de la phase d’épuisement, le corps se retrouve dans un état double , oscillant entre excitation mentale et fatigue physique. Pas le cocktail idéal pour un sommeil réparateur. Au programme :   cernes, problèmes de peau, acné inflammatoire, eczema ongles cassants.

Ah oui. Le stress provoque aussi une sudation excessive et une pilosité plus importante sur le visage. 

Et ses effets sur le mental, on en parle ?

La réaction au stress n’est pas universelle. Chacun développe avec le temps sa propre relation avec ce bienfaiteur mal utilisé. 

Stress

Crédits : Giphy

Rester concentrée trois minutes, c’est déjà un exploit. Normal, pendant qu’on crise sur son paragraphe Word,  le cerveau reptilien s’acharne à  envoyer une impulsion de fuite ou d’affrontement. il faut BOUGER pour survivre ! BOUGER ! BOUGER! 

L’agitation mentale se fait sentir, et rend impossible toute réflexion poussée, sauf à produire dix fois plus d’efforts, sur un organisme déjà épuisé.  Une humeur en dents de scie, ou plutôt en dents de la mer. L’entourage de la personne stressée subit les effets du stress : disputes inattendues, manque de patience… et pétages de plomb réguliers.  Ou au contraire un je m’enfoutisme global et général. La vie c’est nul, je m’en fous de tout. 

Ces attitudes opposées sont deux marqueurs typiques de l’accumulation de stress. 

Pourtant, le stress ne demande qu’à nous aider

On ne pourra pas le blamer pour son agressivité. En réalité, le stress est pétri de bonnes intentions. Son objectif, nous réveiller, nous motiver, nous sauver. Son problème serait donc d’être hébergé à l’intérieur de personnes incapables de le maîtriser et de l’apprécier à sa juste valeur. 

Rappelons nous que le stress impulse une énergie inouïe dans tout le corps. En cela, il aide un court instant à se focaliser, à se concentrer, à se dépasser en somme. Aucun grand exploit n’est possible sans lui.

Pour manier cette arme sensible, le secret réside dans l’évacuation du stress au niveau physique et mental, tous les jours.

Faire de l’exercice et le doser en fonction du stress provoqué en journée = le minimum pour redémarrer l’homéostasie.  Là encore, tout est question de dosage. Nul besoin de se lancer dans un trail pour un petit retard stressant au boulot.  De la même façon, inutile de se contenter de marcher dix minutes en bord de mer, pour penser évacuer une rupture sentimentale et rétablir l’homéostasie dans son corps.

Au niveau du mental, rien de tel qu’une petite dizaine de minutes de relaxation par jour. Les techniques ne manquent pas : Pleine Conscience, Sophrologie, Yoga, etc… 

De quoi retrouver une homéostasie au top !

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